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Aikido Hirokazu Kobayashi Bruxelles / cha no yu, cérémonie du thé (1)

 

 

 aikido Bruxelles / Ogawa Chanoyu

 

 

 Chanoyu, Ichi-go Ichi-e, Aïkido

 

Sources : Billaud, Shimizu, web, DojoduBro….

Sur le thé au Japon et la cérémonie du thé lire aussi : suivre le lien….

 

 

Ce que les Occidentaux nomment cérémonie du thé est appelé en japonais chanoyu, mot qui se décompose en cha no yu (茶の湯) et qui signifie littéralement « l’eau chaude du thé ». Ce terme désigne la cérémonie elle-même…L’art et l’étude de la cérémonie du thé est appelé chadō ou sadō (茶道), ce qui se traduit par « la voie du thé ».aikido kobayashi

 

Originaire de Chine, le théier fut introduit au Japon au VIe siècle mais l’usage du matcha (抹茶), thé vert broyé entre deux pierres jusqu’à en être réduit en poudre, n’apparut qu’au XIIe siècle, introduit par le moine Eisai (1141– 1215). Le matcha, battu avec un fouet de bambou afin d’obtenir une boisson mousseuse, est à l’origine associé au rituel des monastères zen où il est sert à diverses occasions, comme l’offrande au bouddha ou pour maintenir les moines éveillés pendant les longues séances de méditation. Il était également servi aux visiteurs issus de la classe militaire au pouvoir, ce qui favorisa sa diffusion dans le milieu shogunal au XIVe siècle. A partir du XVIe siècle, l’usage du thé (vert) se répands dans toute la société japonaise comme en témoigne l’ouverture des maisons de thé  (ochaya, お茶屋, lieu pour le thé).aikido

 

 

 

Kikuya thea House (début 20e siècle)

 

Bien qu’à l’origine consommé pour ses vertus médicinales, le thé était alors devenu prétexte à des réunions raffinées, baignées d’une ambiance sinisante, pour lesquelles des spécialistes, conseillers en matière d’esthétique chinoise auprès des shoguns, édictent des règles de présentation des objets (toujours chinois, notamment les bols en céramiques recouverts de céladon ou brune de type tenmoku) dans un cadre architectural précis et un univers d’objets sophistiqué.aikido kobayashi

 

C’est presque en opposition à cette orientation décadente que les moines zen Murata Shuko (1422 – 1503), ensuite Takeno Jō (1504 – 1555) et Sen no Rikyū (千利休) (1522 – 1591), considérant que la préparation et la dégustation du thé pouvaient être pratiquées comme un exercice de méditation, vont petit à petit imposer l’utilisation d’objets simples, fabriqués au Japon, et d’une beauté sans sophistication, comme les grès de Bizen ou de Shigaraki et les vanneries et les vases en bambou, ainsi que la pratique d’un lieu, le chashitsu, pavillon conçu comme une « chaumière », aux murs tapissés de papier uni ou recouverts de crépi et dont les piliers sont à peine équarri, lieu de petite taille destiné à rapprocher les participants entre eux, auquel conduit  un simple chemin dallé de pierres, ponctué de bassins et de lanternes.

 

Par la suite, les maîtres de thé, toujours issus de la classe des militaires (samouraï), vont parfois s’orienter vers une esthétique plus raffinée, moins frustre (kirei sabi) dont l’aboutissement sera la réalisation des pavillons de thé pour la villa Katsura du prince Toshihito à Kyoto mais ils contribueront à susciter de nouvelles formes stylistique, notamment parmi les laqueurs et les céramistes.aikido

 

 

aikido Bruxelles / Katsura tea house

 

Maison de thé dans les jardin de la vila Katsura (Kyoto)

 

 

Ichi-go, Ichi-e aikido

 

Si les principes esthétiques du wabi (侘び, mélancolie et solitude) et du sabi (usure du temps et solitude) dominent toute la production artistique destinée à la cérémonie du thé, qu’il s’agisse des ustensiles ou du pavillon de thé lui-même, c’est la notion de ichi-go ichi-e (一期一会), littéralement « une fois, une rencontre », conception évènementielle de la donation, dans laquelle ce qui se donne ne se donne que comme nouveauté sous l’espèce d’une rencontre, événement unique qui ne pourra jamais se reproduire à l’identique, c’est cette notion qui en est le centre.aikido kobayashi

 

Le  ichi-go ichi-e (一期一会) implique que la donation s’articule dans le sujet comme un premier temps logique vide de toute détermination, c’est-à-dire comme disponibilité pour la donation, donation pour la donation, don vide par quoi quelque chose peut venir à existence, c’est la rencontre, qui comme telle, car « une fois », seulement « une fois », ne vaut que comme lâchage, relâchement, déprise, évidement…etc.aMaître Hirokazu Kobayashi avait coutume de dire à ceux qui s’évertuait à parfaire ou renforcer leur acte, « seulement une fois« . Peu comprirent.

 

…/…

 

On arrête là pour l’instant. Dans un article prochain vous aurez des détails techniques sur la cérémonie elle-même.

 

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